Présentation du projet

Une drag-queen, un drag-king, un livre, un enfant à l’écoute et un adulte à ses côtés. Ensemble.

Comment peut-on s’interroger sur la question du genre à travers la littérature, la poésie, les mots et les couleurs ? Iels ne changent pas de peau pour nous enchanter, iels changent juste de costume. Comment aborder ces sujets complexes quand on a encore beaucoup de paillettes dans les yeux ? Et bien, ça dépend.

« Tu es unique en ton genre ». Cette phrase fait partie de notre quotidien. Nous l’entendons petit·e dans la bouche de nos parents. Nous l’entendons plus grand·e dans la bouche de nos premier·e·s ami·e·s quand l’adolescence pointe le bout de son nez. Aujourd’hui, elle ne résonne plus de la même façon. Voilà ce qu’il se passe. La question de genre nie la complexité de l’individu.

Nous avons des enfants, nous sommes des enfants. Un être qui nous regarde et se pose des questions. Un être qui change, qui se construit et qui est la promesse d’une génération encore plus belle, plus ouverte d’esprit, plus respectueuse de l’autre. Se poser la question du genre, c’est remettre en question l’individu, sortir de sa zone de confort, balayer les aprioris et les clichés, faire bouger les lignes, comprendre l’autre et le·la respecter. Être un adulte, c’est faire face à tous ces bonheurs engloutis, à ces orages interdits, à nos remords agités et comprendre la beauté de la différence. Cette beauté-là, elle se trouve dans les yeux des enfants, comme une force pour lutter contre la peur de l’autre, pour faire naitre l’absence de limites. Devenir un·e autre pour la fête, devenir un·e autre pour rechercher la personne qui est à l’intérieur de nous, pour être en accord avec son identité.

« Les genres ne peuvent être ni vrais ni faux, ni réalité ni simples apparences, ni des
originaux ni des imitations. Dans la mesure où l’on porte de manière crédible ses
attributs de genre, on peut les rendre et absolument incroyables ».
Judith Butler – Trouble dans le genre

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